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Balise - Le biographique

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mercredi, mai 14 2008

Bac français - Invention - Vous imaginerez un dialogue entre George Sand et un partisan de la nécessité de la sincérité absolue dans l'entreprise autobiographique


Invention

Vous imaginerez un dialogue entre George Sand et un partisan de la nécessité de la sincérité absolue dans l'entreprise autobiographique.

[voir le sujet d'annales complet]

Le travail préparatoire

L’objectif sera de dégager les éléments principaux sur lesquels vont s’appuyer l'écriture d'invention.

  • Forme : un dialogue (avec une introduction et une conclusion de préférence).
  • Types de texte : majoritairement argumentatif.       
  • Registre : au choix, en fonction de la tonalité que vous donnerez au dialogue. Tous les outils pour convaincre et persuader peuvent être utilisés.
  • Enonciation : il y a donc deux personnages. Pour le personnage de George Sand, il y a à reprendre les arguments qu'elle évoque. Pour l'autre personnage, il vous faudra le choisir et le définir (d'où l'utilité d'une courte introduction) : celui-ci peut être un écrivain, un éditeur, un critique littéraire ou autres. La scène se situe au milieu du XIXème siècle, il faudra donc faire attention aux anachronismes si vous faites des références : vous pouvez oublier les auteurs du XXème siècle mais on peut citer les "Mémoires d'outre-tombe" de Chateaubriand (1848).
  • Structure : une accroche sera la bienvenue. Vous devez faire un plan précis pour assurer la progression du débat. Quant à la fin de la discussion, il vous est laissé la liberté de faire ou non pencher le débat d'un côté ou de l'autre. Dans tous les cas, veillez à bien assurer une même importance aux arguments des deux protagonistes.
  • Spécificité du sujet : vous devez absolument étudier les positions de Georges Sand pour mieux en rendre compte. Voir à ce propos la question préliminaire. Surtout, évitez la paraphrase. 
Voici quelques pistes à approfondir et qui peuvent conduire à cadrer votre travail. Pour la suite, je vous renvoie à la fiche méthode « sujet d'invention ».

Bon courage,

Dissertation - "Je ne connais rien de plus malaisé que de se définir et de se résumer en personne", George Sand

Dissertation

« Je ne connais rien de plus malaisé que de se définir et de se résumer en personne » affirme George Sand. (Texte A)

Dans quelle mesure cette remarque vous paraît-elle souligner ce que vous savez des difficultés de l'entreprise autobiographique ?
Vous répondrez en vous appuyant sur les textes qui vous sont proposés, ceux que vous avez étudiés en classe et vos lectures personnelles.

[voir le sujet d'annales complet]

Le travail préparatoire

L’objectif sera de dégager les éléments principaux sur lesquels vont s’appuyer la dissertation.

  • Le type de sujet : une citation à commenter.
  • Les mots clefs : Le sujet est très prudent "quelle mesure", "paraît" "souligner". On peut se demander pourquoi. Le risque serait d'enfermer la dissertation dans l'explication que donne G.Sand dans le texte A. Or, le sujet vous invite à élargir la discussion sur "ce que vous savez des difficultés de l'entreprise autobiographique". Sans pour autant en faire un exposé, il faut se demander ce qu'est une argumentation efficace. Quels sont les moyens qui peuvent être mis en oeuvre, dans quel contexte et à quelle fin ? "Forme littérarire", c'est à dire les genres codifiés : essai, discours, apologue etc. ; mais également les formes plus libres : poésie engagée, roman, mémoires etc. Notez que chaque genre correspond à un contexte différent et ne s'adresse pas forcément au même public.        
  • Le cadre : pour ne pas sortir du cadre, il faut garder à l'esprit le thème de la dissertation : l'efficacité de la littérature en matière d'argumentation. 
  • Les connaissances : vous devez pouvoir remotiver les connaissances issues de vos cours. Quelques pistes : convaincre et persuader, instuire ou dénoncer en amusant (la caricature, la satire, le conte philosophique). Réfléchir à la pertinence d'un texte littéraire en fonction du contexte ; par ex : un texte dans un journal (cf. texte B) et un discours devant la Chambre des Pairs ne s'adresse pas au même public, n'ont pas la même efficacité. Autre exemple : qu'ont utilisé les auteurs pour faire passer leur idées malgré la censure ?   
  • Le corpus de textes : en lien avec la question  préliminaire, le corpus offre l'exemple d'une "visée commune" servie par des formes littéraires différentes.
  • La question préliminaire : voir ci-dessus.
Voici quelques pistes à approfondir et qui peuvent conduire à établir une problématique. Pour la suite, je vous renvoie à la fiche méthode Dissertation.

Bon courage,

mardi, mai 13 2008

Commentaire composé - Histoire de ma vie, IV, 13, George Sand

Texte C : George Sand, Histoire de ma vie, IV, 13.

  Établissons un fait avant d'aller plus loin.
  Comme je ne prétends pas donner le change sur quoi que ce soit en racontant ce qui me concerne, je dois commencer par dire nettement que je veux taire et non arranger ni déguiser plusieurs circonstances de ma vie. Je n'ai jamais cru avoir de secrets à garder pour mon compte vis-à-vis de mes amis. J'ai agi, sous ce rapport, avec une sincérité à laquelle j'ai dû la franchise de mes relations et le respect dont j'ai toujours été entourée dans mon milieu d'intimité. Mais vis-à-vis du public, je ne m'attribue pas le droit de disposer du passé de toutes les personnes dont l'existence a côtoyé la mienne.
  Mon silence sera indulgence ou respect, oubli ou déférence, je n'ai pas à m'expliquer sur ces causes. Elles seront de diverses natures probablement, et je déclare qu'on ne doit rien préjuger pour ou contre les personnes dont je parlerai peu ou point.
  Toutes mes affections ont été sérieuses, et pourtant j'en ai brisé plusieurs sciemment et volontairement. Aux yeux de mon entourage j'ai agi trop tôt ou trop tard, j'ai eu tort ou raison, selon qu'on a plus ou moins bien connu les causes de mes résolutions. Outre que ces débats d'intérieur auraient peu d'intérêt pour le lecteur, le seul fait de les présenter à son appréciation serait contraire à toute délicatesse, car je serais forcée de sacrifier parfois la personnalité d'autrui à la mienne propre.
  Puis-je, cependant, pousser cette délicatesse jusqu'à dire que j'ai été injuste en de certaines occasions pour le plaisir de l'être ? Là commencerait le mensonge, et qui donc en serait dupe ? Tout le monde sait de reste que dans toute querelle, qu'elle soit de famille ou d'opinion, d'intérêt ou de cœur, de sentiment ou de principes, d'amour ou d'amitié, il y a des torts réciproques et qu'on ne peut expliquer et motiver les uns que par les autres. Il est des personnes que j'ai vues à travers un prisme d'enthousiasme et vis-à-vis desquelles j'ai eu grand tort de recouvrer la lucidité de mon jugement. Tout ce qu'elles avaient à me demander, c'étaient de bons procédés, et je défie qui que ce soit de dire que j'ai manqué à ce fait. Pourtant leur irritation est vive et je les comprends très bien. On est disposé, dans le premier moment d'une rupture, à prendre le désenchantement pour un outrage. Le calme se fait, on devient plus juste. Quoi qu'il en soit de ces personnes, je ne veux pas avoir à les peindre ; je n'ai pas le droit de livrer leurs traits à la curiosité ou à l'indifférence des passants. Si elles vivent dans l'obscurité, laissons-les jouir de ce doux privilège. Si elles sont célèbres, laissons-les se peindre elles-mêmes, si elles le jugent à propos, et ne faisons pas le triste métier de biographe des vivants. []
  Les vivants ! on leur doit bien, je pense, de les laisser vivre et il y a longtemps qu'on a dit que le ridicule était une arme mortelle. S'il en est ainsi, combien plus le blâme de telle ou telle action, ou seulement la révélation de quelque faiblesse ! Dans des situations plus graves que celles auxquelles je fais allusion ici, j'ai vu la perversité naître et grandir d'heure en heure; je la connais, je l'ai observée, et je ne l'ai même pas prise pour type, en général, dans mes romans. On a critiqué en moi cette bénignité d'imagination. Si c'est une infirmité du cerveau, on peut bien croire qu'elle est dans mon cœur aussi et que je ne sais pas vouloir constater le laid dans la vie réelle. Voilà pourquoi je ne le montrerai pas dans une histoire véritable. Me fût-il prouvé que cela est utile à montrer, il n'en resterait pas moins certain pour moi que le pilori est un mauvais mode de prédication, et que celui qui a perdu l'espoir de se réhabiliter devant les hommes n'essaiera pas de se réconcilier avec lui-même.
  D'ailleurs, moi, je pardonne, et si des âmes très coupables devant moi se réhabilitent sous d'autres influences, je suis prête à bénir. Le public n'agit pas ainsi ; il condamne et lapide. Je ne veux donc pas livrer mes ennemis (si je peux me servir d'un mot qui n'a pas beaucoup de sens pour moi) à des juges sans entrailles ou sans lumières, et aux arrêts d'une opinion que ne dirige pas la moindre pensée religieuse, que n'éclaire pas le moindre principe de charité.


Commentaire
Vous ferez un commentaire du texte C du début à "biographe des vivants" ([]).

[voir le sujet d'annales complet]

La carte d'identité du texte

L’objectif sera de dégager les éléments principaux sur lesquels vont s’appuyer le commentaire.

  • Le genre : autobiographie (repérez les caractéristiques du genre). 
  • Types de texte : largement argumentatif. L'auteur justifie son approche de l'autobiographie, ce qui rappelle le pacte autobiographique (utilisation du futur). 
  • Enonciation : omniprésence du "je" (je narrant et je narré), recours "on" mais aussi au nous (que représente ce nous ?). S'interroger sur la subjectivité ou l'objectivité de la narratrice et les procédés mis en oeuvre à ces fins. A quels lecteurs est destiné ce passage ? 
  • Contexte général : George Sand a 50 ans. Le contexte d'écriture est expliqué dans le texte A.  
  • Les thèmes : l'écriture autbiographique, les omissions, la sincérité, une posture morale vis-à-vis d'elle et des gens qu'elle a cotoyés.
  • Les registres dominants : il est difficile de faire ressortir un registre dominant. Le texte semble neutre dans la première partie, cela peut aller de pair avec la sincérité annoncée. A partir de "toutes mes affections ont été sérieuses", on peut s'interroger la démarche argumentative : le parallélisme "tort ou raison" et "plus ou moins bien connu", les questions rhétoriques, une expression telle que "doux privilèges" etc. On pourrait y sentir quelques nuances ironiques.
  • Séquence de l’année à laquelle renvoie ce texte : « le biographique ». Remobilisez les connaissances afférentes à ces cours.  
  • Spécificité du sujet : on peut se demander si ce passage ne s'adresse pas en premier lieu à "ces personnes". Sous couvert de silence et en restant très évasive, l'auteur règle ses comptes : "leur irritation" viendrait du "désanchementment" qu'ils auraient pris pour "un outrage".
  • Précision : "affection" signifie "sentiment tendre qui s'attache à qqn" (amours, amitiés).        
Voici quelques pistes à approfondir et qui peuvent conduire à établir des axes de lecture et une problématique. Pour l'analyse détaillée, je vous renvoie à la fiche méthode « Commentaire composé ».

Bon courage,

EAF 2005 - session de septembre - série ES/S

Objet d'étude : le biographique.

Textes :

Texte A : George Sand, Histoire de ma vie, I, 1 (1854)
Texte B : George Sand, Lettre à Charles Poncy, 14 décembre 1847
Texte C : George Sand, Histoire de ma vie, IV, 13.

 

Texte A : George Sand, Histoire de ma vie, I, 1 (1854)

  Je ne pense pas qu'il y ait de l'orgueil et de l'impertinence à écrire l'histoire de sa propre vie, encore moins à choisir, dans les souvenirs que cette vie a laissés en nous, ceux qui nous paraissent valoir la peine d'être conservés. Pour ma part, je crois accomplir un devoir, assez pénible même, car je ne connais rien de plus malaisé que de se définir et de se résumer en personne.
  L'étude du cœur humain est de telle nature, que plus on s'y aborde, moins on y voit clair ; et pour certains esprits actifs, se connaître est une étude fastidieuse et toujours incomplète. Pourtant, je l'accomplirai, ce devoir ; je l'ai toujours eu devant les yeux ; je me suis toujours promis de ne pas mourir sans avoir fait ce que j'ai toujours conseillé aux autres de faire pour eux-mêmes : une étude sincère de ma propre nature et un examen attentif de ma propre existence.
  Une insurmontable paresse (c'est la maladie des esprits trop occupés et celle de la jeunesse par conséquent) m'a fait différer jusqu'à ce jour d'accomplir cette tâche ; et, coupable peut-être envers moi-même, j'ai laissé publier sur mon compte un assez grand nombre de biographies pleines d'erreurs, dans la louange comme dans le blâme. Il n'est pas jusqu'à mon nom qui ne soit une fable dans certaines de ces biographies, publiées d'abord à l'étranger et reproduites en France avec des modifications de fantaisie. Questionnée par les auteurs de ces récits, appelée à donner les renseignements qu'il me plairait de fournir, j'ai poussé l'apathie jusqu'à refuser à des personnes bienveillantes le plus simple indice. J'éprouvais, je l'avoue, un dégoût mortel à occuper le public de ma personnalité, qui n'a rien de saillant, lorsque je me sentais le cœur et la tête remplis de personnalités plus fortes, plus logiques, plus complètes, plus idéales, de types supérieurs à moi-même, de personnages de roman en un mot. Je sentais qu'il ne faut parler de soi au public qu'une fois en sa vie, très sérieusement, et n'y plus revenir.

 

Texte B : George Sand, Lettre à Charles Poncy, 14 décembre 1847, à propos de son travail autobiographique.

  C'est une série de souvenirs, de professions de foi et de méditations, dans un cadre dont les détails auront quelque poésie et beaucoup de simplicité. Ce ne sera pourtant pas toute ma vie que je révèlerai. Je n'aime pas l'orgueil et le cynisme des confessions, et je ne trouve pas qu'on doive ouvrir tous les mystères de son cœur à des hommes plus mauvais que nous et, par conséquent, disposés à y trouver une mauvaise leçon au lieu d'une bonne. D'ailleurs notre vie est solidaire de toutes celles qui nous environnent, et on ne pourrait jamais se justifier de rien sans être forcé d'accuser quelqu'un, parfois notre meilleur ami. Or je ne veux accuser ni contrister personne. Cela me serait odieux et me ferait plus de mal qu'à mes victimes. Je crois donc que je ferai un livre utile, sans danger et sans scandale, sans vanité comme sans bassesse, et j' y travaille avec plaisir. [...]

 

Texte C : George Sand, Histoire de ma vie, IV, 13.

  Établissons un fait avant d'aller plus loin.
  Comme je ne prétends pas donner le change sur quoi que ce soit en racontant ce qui me concerne, je dois commencer par dire nettement que je veux taire et non arranger ni déguiser plusieurs circonstances de ma vie. Je n'ai jamais cru avoir de secrets à garder pour mon compte vis-à-vis de mes amis. J'ai agi, sous ce rapport, avec une sincérité à laquelle j'ai dû la franchise de mes relations et le respect dont j'ai toujours été entourée dans mon milieu d'intimité. Mais vis-à-vis du public, je ne m'attribue pas le droit de disposer du passé de toutes les personnes dont l'existence a côtoyé la mienne.
  Mon silence sera indulgence ou respect, oubli ou déférence, je n'ai pas à m'expliquer sur ces causes. Elles seront de diverses natures probablement, et je déclare qu'on ne doit rien préjuger pour ou contre les personnes dont je parlerai peu ou point.
  Toutes mes affections ont été sérieuses, et pourtant j'en ai brisé plusieurs sciemment et volontairement. Aux yeux de mon entourage j'ai agi trop tôt ou trop tard, j'ai eu tort ou raison, selon qu'on a plus ou moins bien connu les causes de mes résolutions. Outre que ces débats d'intérieur auraient peu d'intérêt pour le lecteur, le seul fait de les présenter à son appréciation serait contraire à toute délicatesse, car je serais forcée de sacrifier parfois la personnalité d'autrui à la mienne propre.
  Puis-je, cependant, pousser cette délicatesse jusqu'à dire que j'ai été injuste en de certaines occasions pour le plaisir de l'être ? Là commencerait le mensonge, et qui donc en serait dupe ? Tout le monde sait de reste que dans toute querelle, qu'elle soit de famille ou d'opinion, d'intérêt ou de cœur, de sentiment ou de principes, d'amour ou d'amitié, il y a des torts réciproques et qu'on ne peut expliquer et motiver les uns que par les autres. Il est des personnes que j'ai vues à travers un prisme d'enthousiasme et vis-à-vis desquelles j'ai eu grand tort de recouvrer la lucidité de mon jugement. Tout ce qu'elles avaient à me demander, c'étaient de bons procédés, et je défie qui que ce soit de dire que j'ai manqué à ce fait. Pourtant leur irritation est vive et je les comprends très bien. On est disposé, dans le premier moment d'une rupture, à prendre le désenchantement pour un outrage. Le calme se fait, on devient plus juste. Quoi qu'il en soit de ces personnes, je ne veux pas avoir à les peindre ; je n'ai pas le droit de livrer leurs traits à la curiosité ou à l'indifférence des passants. Si elles vivent dans l'obscurité, laissons-les jouir de ce doux privilège. Si elles sont célèbres, laissons-les se peindre elles-mêmes, si elles le jugent à propos, et ne faisons pas le triste métier de biographe des vivants. []
  Les vivants ! on leur doit bien, je pense, de les laisser vivre et il y a longtemps qu'on a dit que le ridicule était une arme mortelle. S'il en est ainsi, combien plus le blâme de telle ou telle action, ou seulement la révélation de quelque faiblesse ! Dans des situations plus graves que celles auxquelles je fais allusion ici, j'ai vu la perversité naître et grandir d'heure en heure; je la connais, je l'ai observée, et je ne l'ai même pas prise pour type, en général, dans mes romans. On a critiqué en moi cette bénignité d'imagination. Si c'est une infirmité du cerveau, on peut bien croire qu'elle est dans mon cœur aussi et que je ne sais pas vouloir constater le laid dans la vie réelle. Voilà pourquoi je ne le montrerai pas dans une histoire véritable. Me fût-il prouvé que cela est utile à montrer, il n'en resterait pas moins certain pour moi que le pilori est un mauvais mode de prédication, et que celui qui a perdu l'espoir de se réhabiliter devant les hommes n'essaiera pas de se réconcilier avec lui-même.
  D'ailleurs, moi, je pardonne, et si des âmes très coupables devant moi se réhabilitent sous d'autres influences, je suis prête à bénir. Le public n'agit pas ainsi ; il condamne et lapide. Je ne veux donc pas livrer mes ennemis (si je peux me servir d'un mot qui n'a pas beaucoup de sens pour moi) à des juges sans entrailles ou sans lumières, et aux arrêts d'une opinion que ne dirige pas la moindre pensée religieuse, que n'éclaire pas le moindre principe de charité.


I. QUESTION (4 points) :

En matière d'écriture autobiographique, quels sont les choix que Sand affirme d'après les textes du corpus ?

II. ÉCRITURE (16 points) :

·         Commentaire (voir la fiche)
Vous ferez un commentaire du texte C du début à "biographe des vivants" ([]).

·         Dissertation (voir la fiche)
« Je ne connais rien de plus malaisé que de se définir et de se résumer en personne » affirme George Sand. (Texte A)
Dans quelle mesure cette remarque vous paraît-elle souligner ce que vous savez des difficultés de l'entreprise autobiographique ?
Vous répondrez en vous appuyant sur les textes qui vous sont proposés, ceux que vous avez étudiés en classe et vos lectures personnelles.

·         Invention (voir la fiche)
Vous imaginerez un dialogue entre George Sand et un partisan de la nécessité de la sincérité absolue dans l'entreprise autobiographique.

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